S’il est bien un sujet sur lequel l’ESS a encore quelque chose à dire, c’est bien celui du travail et de l’emploi. Et il y a fort à parier que vous n’entendrez pas les mêmes propos du côté des entreprises capitalistes.

A l’heure où, dans un renversement curieux des choses, les entreprises lucratives prétendent expliquer aux entreprises sociales et solidaires comment elles devraient s’organiser, au moment même où grosso modo tout le monde s’accorde pour pointer les défaillances et limites d’un système pensé autour de la recherche de profit, il devient plus qu’urgent de repenser, voire de réinventer le travail, ses finalités et modes d’organisation.

A ce titre, les tentatives pour réinventer un management qui serait plus ou mieux bienveillant, plus soucieux des individus comme de la planète qu’ils habitent, voire qui rendraient les gens heureux d’être subordonnés, laissent perplexes et soyons honnêtes, laissent souvent poindre un peu de « social washing » ici ou là.

Parce qu’il ne suffira pas de saupoudrer de quelques bonnes intentions les pratiques managériales des uns ou des autres pour véritablement répondre aux attentes de plus en plus fortes de la population active : transformer l’emploi, redonner du sens au travail.

A lire, l’excellente étude de Stéphane Veyer, très bien entouré comme vous le verrez : les Coopératives entre management et contre-management, paru dans les Cahiers de Smart Editions, disponible ici

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